Solidarité avec la communauté universitaire de l'USAC au Guatemala

 Solidarité avec la communauté universitaire de l'USAC au Guatemala

El Comité directeur du Conseil latino-américain des sciences sociales condamne les événements qui se sont déroulés le 1er juillet dans le Université de San Carlos de Guatemala L'USAC, unique université publique du pays, illustre la dégradation de l'État de droit. Pour la deuxième fois, et cette fois avec l'aval des tribunaux et le silence du gouvernement, une personne ne remplissant pas les conditions requises par la loi a été imposée comme recteur.

Dans un acte illégal et illégitime, sa reconduction au poste de recteur pour quatre années supplémentaires a été annoncée, alors que le campus principal de l'université demeure occupé et gardé par des individus armés. Le 1er juillet, ces individus ont attaqué à coups de gaz lacrymogène des étudiants qui manifestaient pacifiquement devant l'université.

Il est préoccupant que, depuis des mois, les autorités universitaires illégitimes maintiennent les salles de classe fermées et imposent l'enseignement en ligne. Cette mesure porte atteinte au droit d'étudier dans des conditions dignes et restreint le droit à l'organisation étudiante et syndicale.

La gravité de la situation a été reconnue par la Mission spéciale de l'OEA au Guatemala dans une déclaration publiée le 1er juillet. Dans ce communiqué, la Mission exhorte les autorités universitaires, judiciaires et gouvernementales à contribuer, dans leurs domaines de compétence respectifs, à la résolution de cette situation sans précédent dans la région, conformément aux principes de légalité, de nécessité, de proportionnalité et de respect des droits de l'homme.

Nous exprimons notre solidarité avec la communauté universitaire de l'Université de San Carlos, qui résiste à la cooptation de son centre d'études, dénonce la violation de la liberté académique, exige la réouverture des salles de classe et réclame la normalisation de la vie universitaire.

Nous appelons les instances judiciaires et gouvernementales chargées de garantir l'accès libre à l'éducation publique au Guatemala. De même, nous exhortons les institutions et associations universitaires à dénoncer une situation qui représente une raréfaction des espaces et des conditions propices à la pensée critique dans la région.

Comité directeur du CLACSO
4 juillet 2026