Déclaration pour la vérité et la justice dans l'affaire Ayotzinapa

 Déclaration pour la vérité et la justice dans l'affaire Ayotzinapa

Nous exigeons la vérité et la justice de l'État et du gouvernement mexicains dans l'affaire d'Ayotzinapa !

Aux gouvernements des États et du gouvernement fédéral mexicains
À la société civile nationale et internationale
Aux organisations nationales et internationales de défense des droits de l'homme
À la presse
Aux médias libres
Aux peuples autochtones du Mexique et du monde

Le 20 juillet 2024, le gouvernement mexicain a rendu public le document que le président Andrés Manuel López Obrador avait remis aux parents des étudiants disparus le 26 septembre 2014 à Iguala, dans l'État de Guerrero. Dans ce document, le président affirmait qu'« absolument rien » n'avait été trouvé concernant l'implication directe de membres de l'armée dans le massacre d'Iguala. Une fois de plus, López Obrador tentait de détourner l'attention vers les agissements de ceux qui avaient « mené les revendications » de justice. Il réitérait son engagement à retrouver les étudiants et à connaître « avec plus de précision ce qui s'est passé, la vérité irréfutable et authentique des événements ». Ce document était un nouveau « mensonge historique » fabriqué par les plus hautes sphères du pouvoir.

Ceux qui connaissent l'affaire ont souligné que le rapport présidentiel sur Ayotzinapa avait éludé la vérité et la justice, présentant de fausses justifications et formulant des accusations non fondées contre les familles des victimes et leurs défenseurs. Les parents des étudiants disparus ont étudié attentivement le document et, après s'être concertés, ont publié leur réponse. Ils ont d'abord déploré son caractère extrêmement confus, truffé d'incohérences et contenant de nombreuses remarques désobligeantes, non seulement à l'encontre de leurs avocats, mais aussi des défenseurs des droits humains, qu'ils accusaient d'obscurcir l'affaire d'Ayotzinapa pour blanchir l'armée et dissimuler la responsabilité des hauts responsables. Ils l'ont accusé de tenter, depuis son siège présidentiel et sans aucun fondement réel, de leur présenter un résumé de spéculations et de conjectures pour justifier une promesse électorale non tenue. Ils l'ont confronté, lui reprochant de leur avoir menti, trompé et trahi. Il ne les décevait pas seulement eux, mais aussi tout le peuple mexicain et la communauté internationale qui s'était montrée solidaire de lui et qui avait elle aussi naïvement cru, à un moment donné, qu'il résoudrait cette affaire douloureuse.

Las madres y padres de Ayotzinapa insistieron en que no se podía justificar lo injustificable. Había numerosos testimonios y declaraciones ministeriales que avalaban que ese día el ejército estuvo en las calles y participó de una manera vergonzosa en la desaparición de sus hijos. Eso era una verdad irrefutable. Les sorprendía que el presidente quisiera borrar las declaraciones del entonces funcionario de su gabinete y representante de la Comisión de la Verdad, el Lic. Alejandro Encinas quien había corroborado la participación activa del ejército al igual que lo había hecho el  Grupo Interdisciplinario de Expertas y Expertos Independientes  (GIEI). Entendían que el reporte que les había entregado carecía de una validez jurídica, pues López Obrador no era ministerio público ni nunca había sido investigador del caso. Sólo les compartía sus conjeturas, las cuales estaban muy alejadas de la verdad. Le recordaron que la víctima no era el presidente, sino ellas y ellos que habían perdido hijos a causa de un crimen de desaparición forzada, crímenes que por cierto se habían incrementado como nunca en la historia de México, así como el alza de la delincuencia organizada.

Après près de dix ans de lutte, ils n'avaient pas cessé de réclamer le retour sain et sauf de leurs enfants et des centaines de milliers d'autres personnes disparues qui, hélas, ne sont plus parmi nous. Ils lui ont dit que l'histoire le jugerait et remettrait chacun à sa place, car la vérité est implacable. Ils lui ont rappelé que leur combat n'était pas terminé, qu'ils n'oublieraient ni ne pardonnaient, et ils ont réitéré leur accusation : l'État est responsable.

Les chercheurs qui sont membres de Organes de travail, territoires et résistances du CLACSO consideramos que las madres y padres de Ayotzinapa tienen razón y, por tanto:

  1. Hacemos un llamado nacional e internacional para seguir apoyando el movimiento de padres y madres de los normalistas de Ayotzinapa en búsqueda de la verdad y la justicia y la aparición con vida de sus hijos.
  2. Nous exigeons la vérité et la justice de l'État et du gouvernement mexicains.

Para maire información ver:


https://www.gob.mx/segob/documentos/primer-reporte-del-presidente-de-mexico-sobre-los-jovenes-desaparecidos-de-la-normal-rural-raul-isidro-burgos-de-ayotzinapa

Planète Terre
25 de julio de 2024
Groupe de travail CLACSO
Corps, territoires, résistances

Ce texte exprime la position du Groupe de travail susmentionné et non nécessairement celle des centres et institutions qui composent le réseau international CLACSO, de son Comité directeur ou de son Secrétariat exécutif.